Face à l’explosion des arrêts de travail, le gouvernement mise sur le plafonnement des prescriptions. Qanopee, start-up spécialisée dans la santé au travail, appelle à un changement de paradigme : la prévention en entreprise serait la seule réponse structurelle durable.
18 milliards d’euros et 9,1 millions d’arrêts
La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 confirme que les arrêts maladie sont devenus un enjeu national : 9,1 millions d’arrêts en 2024, soit une hausse de 10 % depuis 2019, pour un coût de 18 milliards d’euros pour l’Assurance maladie.
La réponse retenue par le gouvernement consiste à plafonner la durée des arrêts à un mois pour une première prescription, deux mois en cas de renouvellement — une mesure déjà contestée par les médecins et suspendue dans son application.
Des causes documentées et prévenables
Burn-out, troubles musculo-squelettiques (TMS), risques psychosociaux (RPS), surcharge mentale : les raisons profondes qui poussent les salariés à s’arrêter sont documentées et mesurables. Or la grande majorité des entreprises gèrent encore la santé au travail dans une logique curative et réglementaire, plutôt que préventive.
« On ne résoudra pas la crise de l’absentéisme en raccourcissant les arrêts sur le papier. On la résoudra en donnant aux entreprises les outils pour que leurs collaborateurs n’aient pas besoin de s’arrêter. C’est exactement la mission de Qanopee », explique Quentin Aoustin, fondateur et CEO de Qanopee.
Des chiffres qui plaident pour la prévention
- -20 % d’absentéisme (source : Global Workforce Trends 2025)
- -31 % de risques de burn-out (source : OpinionWay / Empreinte Humaine 2025)
- Les TMS représentent 80 % des maladies professionnelles en France (source : INRS 2025)
Depuis 2021, Qanopee accompagne les entreprises dans leur transformation vers une culture de prévention active, via une plateforme SaaS qui digitalise les obligations réglementaires (DUERP, visites médicales, gestion des AT/MP) et propose un Compte Personnel de Santé (CPS) : un budget annuel de 100 à 500 €, financé par l’employeur et exonéré de cotisations sociales, permettant à chaque salarié d’accéder à un réseau de 16 professions de praticiens certifiés (psychologues, ostéopathes, nutritionnistes, sophrologues…).
« La santé au travail ne doit plus être subie comme une contrainte administrative, mais pensée comme le premier levier de performance de l’entreprise », conclut Quentin Aoustin.
Source : communiqué de presse Qanopee, 27 avril 2026.
