Plus de la moitié des jeunes salariés français estiment avoir été discriminés en raison de leur état de santé (baromètre APICIL)

Le Groupe APICIL a publié le 3 avril 2026 les résultats de la 6ᵉ édition de son baromètre « Les Français et l’inclusion », réalisé avec OpinionWay, avec un focus sur les discriminations liées à la santé en entreprise.

Une perception d’inclusion en hausse, mais des discriminations bien réelles

Pour 64 % des Français, la société française est inclusive, un chiffre en hausse de 6 points par rapport à 2025 (58 %). Cette perception est plus marquée chez les moins de 35 ans (73 %) que chez les 65 ans et plus (57 %). Malgré cette amélioration, plus d’un quart des Français (28 %) estiment qu’il existe des discriminations dans tous les domaines testés — l’origine ou l’appartenance à une prétendue race (88 %), l’orientation sexuelle ou l’identité de genre (85 %), la religion (84 %) et l’âge (80 %) étant les plus relevées.

Les jeunes salariés particulièrement exposés aux discriminations liées à la santé

  • 4 salariés sur 10 (40 %) ont été témoins de discriminations liées à l’état de santé physique ou mentale au sein de leur entreprise, et 34 % estiment en avoir été victimes.
  • Chez les travailleurs de moins de 35 ans, plus de la moitié ont été témoins (53 %) ou victimes (55 %) de ce type de situations.
  • Un salarié sur deux (52 %) considère que l’état de santé, physique ou mental, peut avoir un impact sur la progression professionnelle.

La santé mentale, un sujet encore tabou en entreprise

Les addictions (81 %), la santé mentale (75 %), les maladies chroniques (68 %) et les troubles musculosquelettiques (64 %) restent difficiles à évoquer en milieu professionnel. En cas de problèmes de santé mentale, seuls 53 % des salariés se sentent en mesure d’en parler avec leurs collègues, 48 % avec leur manager et 43 % avec les ressources humaines.

Plus de deux tiers des travailleurs ont déjà éprouvé des troubles du sommeil (67 %) ou des épisodes d’irritabilité avec leurs proches (67 %) pour des raisons liées à leur travail ; 43 % ont déjà pleuré à leur domicile et 39 % sur leur lieu de travail pour ces mêmes raisons.

Des entreprises jugées encore peu mobilisées

Une minorité de salariés constatent que leur entreprise a mis en place des actions spécifiques en faveur du bien-être (36 %), de la santé physique (34 %) ou de la santé mentale (28 %). Plus de la moitié des salariés (52 %) estiment que la santé mentale n’est pas réellement prise au sérieux par leur employeur, et 82 % des Français (83 % des salariés) jugent insuffisante la prise en compte des cycles de vie, masculins comme féminins, au travail.

Seuls 33 % des Français ont entendu parler de la Charte nationale pour la santé mentale au travail, lancée fin août 2025 par le gouvernement, alors que près de 9 Français sur 10 (88 %) reconnaissent que la santé mentale est aussi importante que la santé physique.

« Les enjeux de santé demeurent difficiles à aborder, dans la société en général et plus encore dans le monde de l’entreprise (…) les organisations doivent plus que jamais renforcer leurs dispositifs de soutien, leur communication et leurs actions de prévention, tout en formant leurs équipes RH et leurs managers », précise Raphaël Confavreux, Responsable de domaine RH – Carrières, Inclusion & QVCT du Groupe APICIL.

Source : baromètre « Les Français et l’inclusion », Groupe APICIL / OpinionWay, communiqué de presse du 3 avril 2026. Méthodologie : enquête CAWI réalisée du 18 au 20 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 004 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas).